Poème autobiographique

Mercredi 2 juin 3 02 /06 /Juin 18:45

Sans que je m'avance,

c'est mon corps qui recule,

comme une démence, une déviance,

un gamin meurtri qui hurle,


Comme une balle qui me consume,

un feu qui jamais ne s'allume,

une plaque d'amertume,

une flaque sur le bitume.


Dans les sanglots d'une femme seule,

pourquoi ne vois-je que le corps d'un homme qui gueule ? 

Toi la dague, toi le couteau,

ne cherche pas plus loin mon coeur est ton fourreau.


Achève-moi par un seul coup,

que la haine se répande à leurs genoux,

car dans la beauté du crépuscule

je ne vois que des affamés qui pullulent. 

Par Bathscheba M - Publié dans : Poème autobiographique - Communauté : ERRANCES ET ESPOIRS
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Mardi 1 juin 2 01 /06 /Juin 20:54

Si ce soir je me meurs,

victime de ces fantômes qui m'abusent,

Si, de dégoût, je pleure

face aux fourbes qui s'en amusent,

Qui sortira du tombeau le malheureux condamné ?


Si le décompte des années

creuse un trou fumant dans mon sein,

Si la valse torride des damnés

me pousse à renier tous les saints,

Qui sauvera le possédé de cette misérable ritournelle ?


Et si demain je perds mon attelle,

Que je ne trouve plus le repos,

Si, pathétique et frêle,

mon âme m'abandonne sans un mot,

Qu'adviendra t'il de mes ailes et de cette terrible douleur ?

Par Bathscheba M - Publié dans : Poème autobiographique - Communauté : ERRANCES ET ESPOIRS
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Lundi 4 janvier 1 04 /01 /Jan 22:55
Point de destin par les dieux manipulés,
juste des mortels qui peignent leur portrait.
Héros, modèles et sculpteurs de notre destiné,
sur nos mesures il est temps de tailler.

Assise face à une toile sans perspective
sur laquelle ma vie en trompe-l'oeil est représentée,
je suis là le pinceau entre les mains, pensive.
Les couleurs sur la palette sont brouillées.


Par Bathscheba M - Publié dans : Poème autobiographique - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Jeudi 1 octobre 4 01 /10 /Oct 20:32
Le martelement du Tic Tac, métronome de mes pensées
sonne l'heure de l'agonie nocturne tant redoutée.
Allongée, immobile sur ma table de torture,
le silence résonne, se moquant de ma posture.

Débute alors la projection du film de mes regrets,
insipide, et vomitif sur un écran maculé.
Les images se succèdent, sacadées, stériles
dans un défilement sans intérêt, simplement inutile.

Choqués, électrisés, mes yeux pleurent la triste réalité -
maintenus ouverts par mes paupières paralysées -
elle transperce la cornée pour atteindre l'iris
d'un rat trop docile que l'on met au supplice.

Le scalpel animé entreprend de me dépecer,
démarre alors l'autopsie d'une âme mutilée :
un découpage minutieux de ma chair sous l'anesthésie
de la haine accumulée dans les méandres de l'esprit.

Un tri sélectif est à cet instant effectué
entre le noir tombeau et le rouge ensanglanté.
Du fond de mes entrailles mon être respire
grâce à une nudité épidermique qui ne saurait suffir.

Le coeur battant à vif et la poitrine gonflée
d'une inspiration profonde libératrice,
mes paupières embuées se referment lentement
et laisse place à un soulagement euphorisant.
Par Bathscheba M - Publié dans : Poème autobiographique - Communauté : Des mots pour guérir les maux.
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Dimanche 5 juillet 7 05 /07 /Juil 22:05
Détresse, avec toi, Déesse, je vais à confess'.
Au supplice, je m'abandonne à tes travers.
Ô délice, je m'insinue dans ton instable repère.
De toutes mes faiblesses, tu es la maîtresse.

Désordre, c'est avec toi que je passe mes nuits.
Catin rebelle, tu me plonges dans ton océan
Et l'âme fidèle, je vénère ton indicible talent.
De toutes mes faiblesses, tu es le paradis.

Impatience, je suis ta prisonnière déliée.
Docile, je me soumets à ton irrésistible parfum
Aux fragrances délicates et subtiles de Jasmin.
De toutes mes faiblesses, tu es ma bien-aimée.

Inconscience, à toi je m'offre sans condition.
Amicale, tu me préserves de la dangereuse réalité
Et je bois ton délicieux nectar aux goûts boisés.
De toutes mes faiblesses, tu es la damnation.

Paresse, c'est avec toi que je suis la plus honnête.
Chaque jour, j'accepte la douceur de ta main
Et sans retour, je pénètre l'allée de tes précieux desseins.
De toutes mes faiblesses, tu es la prophète.

Jalousie, avec toi je ne perds jamais l'appétit !
Met aux incohérents goûts de culpabilité et de haine,
je succombe à ton odeur salée et pour l'éternité m'y enchaîne.
De toutes mes faiblesses, tu es la mieux garnie.

Intolérance, c'est à toi que je dois mon esprit hanté,
Que ce soit par mes plus grandes et abjectes terreurs
Ou mes innombrables et destructrices douleurs.
De toutes mes faiblesses, tu es la plus humanisée.
Par Bathscheba M - Publié dans : Poème autobiographique - Communauté : L'âme du poète
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Quelques mots sur moi ...

  • Bathscheba M
  • étudiante poète militante sarcastique torturée
  • Je suis chaque jour moins surprise par l'humanité et ce parce que j'ai fait le constat affligeant que les Hommes étaient plein de défaut. Mais parfois, je saisie une lueur dans l'obscurité car il y a tout de même du bon chez certain d'entre nous

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